La cape se prend quand il n'y a plus d'eau à courir, quand il est plus dangereux de fuir que de courber l'échine et laisser passer l'orage. La cape se prend lorsqu'il n'y a plus de réconfort dans la navigation, lorsqu'on l'on perd son Sud. La cape se prend lorsque les vents refusent, lorsque les éléments vous portent de l'aute côté du chemin, lorsque l'on commence à faire marche arrière, lorsque l'on commence à faire n'importe quoi.
La cape en Argentine, sur Carpe Diem, ces derniers temps, se pratique ainsi...
Par exemple, j'attend la fin du travail des petites abeilles pour récolter des oranges.
ensuite je cuisine en charmante compagnie des confitures délicieuses
que nous terminons par vendre sur un joli stand dans une foire agricole...Mais réellement la cape se pratique ainsi et pas autrement :
D'abord, tomber amoureux. C'est super important tomber amoureux pour prendre la cape, sérieusement. Amoureux, tous devient plus facile, les obstacles se font ridicules, les rêves prennent de l'ampleur et les jambes se font légères, légères. La houle incessante qui, il y a dix minutes seulement, vous arracher des cris de colère, maintenant vous berce.
Ensuite, être infidèle. Laisser le bateau, abandonner Carpe Diem, osez enfin lui être infidèle. Tomber amoureux est amusant, mais vivre avec la belle est aventure bien plus grisante. Alors il faut s'ouvrir, donner et risquer. Et c'est bon, c'est bon.
Le maté : après plus d'un an en Argentine, je commence seulement à le préparer correctement.
A la cape, on fait des trucs. On fait des trucs quand on tombe amoureux. On cuisine des confitures d'oranges et on les vend dans une foire agricole. On visite des expos d'arts et on écrit à nouveau. On boit du maté et on tente de moins s'écouter. On se fait des nouveaux copains, et de la pâte à pizza. On regarde autour de soi et on a des idées. Parfois aussi, on fout rien et on se sent bien.
La conclusion de cet article, je l'ai trouvée dans la rue...
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